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Guide : Marker Exporter for Premiere Pro

Documentation complète de la version UXP 1.3.7 : utilisation, échanges de marqueurs, correction IA, dépannage et confidentialité.

Sommaire

La documentation utilisateur n'existe qu'en anglais et en français, alors que le panneau est localisé en six langues. Une passe de traduction complète est prévue une fois les fonctionnalités stabilisées. Ce guide français est actuellement le plus détaillé des deux.

Guide utilisateur complet pour la version UXP. Il décrit les workflows actuels du panneau, les confirmations, les autorisations dossier, l’IA et les échanges de marqueurs.

1. Démarrage rapide

  1. Ouvrez Premiere Pro.
  2. Ouvrez le projet et la séquence à exporter.
  3. Ouvrez Marker Exporter for Premiere Pro.
  4. Vérifiez le bloc Projet Premiere : nom de séquence, nombre de marqueurs, framerate et dimensions.
  5. Cliquez sur Choisir ou changer et sélectionnez le dossier de sortie.
  6. Activez les options nécessaires.
  7. Cliquez sur Export HTML.
  8. Lisez la confirmation, puis validez.

Le panneau se met à jour automatiquement au changement de séquence active. Le bouton Actualiser force une relecture complète si nécessaire.

La langue suit celle transmise par Premiere Pro. Si une traduction ou une section d’aide manque, Marker Exporter for Premiere Pro utilise l’anglais (en) comme fallback. Les fichiers de prompt IA suivent d’abord la langue des marqueurs choisie pour le prompt, puis la langue d’interface, puis _EN si aucun prompt localisé n’existe. Le sélecteur manuel de langue d’interface reste réservé au mode debug/test masqué.

2. Comprendre l’interface

En-tête

L’en-tête affiche le nom de l’extension, sa version et l’icône d’aide. L’aide se superpose au panneau pour ne pas modifier la hauteur de l’interface.

Projet Premiere

Cette section affiche :

  • la séquence active ;
  • le nombre de marqueurs ;
  • le framerate avec trois décimales ;
  • les dimensions image ;
  • le dossier de sortie autorisé.

Actions principales

  • Actualiser : relit l’état Premiere et la séquence active, et interroge à nouveau les services IA en ligne (Gemini, OpenRouter), que les mises à jour automatiques ne consultent pas.
  • Correction IA : prépare les corrections texte avec un provider disponible.
  • Export HTML : génère le rapport HTML/PDF-ready.

Configuration

Options disponibles :

  • Marqueurs de plan : inclut les marqueurs internes des clips.
  • Légendes de couleurs : affiche uniquement les couleurs utilisées dans la séquence.
  • Inclure les vignettes : exporte les PNG référencés dans le HTML.
  • Correction IA : active le choix du modèle, la langue à indiquer à la correction IA, la réintégration optionnelle et les clés API externes.
  • Fichier log d’export : écrit un log à côté du rapport HTML.
  • Contrôles et rapports : masqué dans la release stable ; réactivable uniquement dans une configuration de support pour les rapports avancés.

Interopérabilité

Cette section regroupe les exports et imports tiers :

  • Final Cut Pro ;
  • Avid ;
  • Resolve ;
  • Import de marqueurs.

3. Exporter un rapport HTML

Export texte rapide

  1. Choisissez un dossier.
  2. Désactivez Inclure les vignettes.
  3. Cliquez sur Export HTML.
  4. Confirmez.

Résultat : un fichier HTML autonome, sans dossier d’images.

Export illustré avec vignettes

  1. Choisissez un dossier.
  2. Activez Inclure les vignettes.
  3. Cliquez sur Export HTML.
  4. Confirmez.
  5. Attendez la capture des images Premiere.

Résultat : un fichier HTML et un dossier de vignettes adjacent. Gardez-les ensemble lors d’un envoi ou d’un archivage.

Générer le PDF

  1. Ouvrez le HTML dans un navigateur.
  2. Ajustez les filtres et le nombre de vignettes par page.
  3. Cliquez sur Imprimer / Enregistrer en PDF dans le rapport.
  4. Choisissez Enregistrer au format PDF dans la boîte d'impression.

L'extension n'écrit pas le PDF elle-même : c'est votre navigateur, avec ses propres marges et son format de page. Le rapport embarque une feuille de style d'impression calée sur A4 paysage — laissez l'orientation en paysage pour obtenir la mise en page prévue.

Timecode et drop-frame

Le panneau, le rapport HTML et chaque fichier d'échange exporté affichent le même timecode que Premiere.

Sur les séquences 29,97 et 59,94, l'extension lit le réglage d'affichage de la séquence au lieu de le déduire de la cadence : une séquence 29,97 réglée en non-drop s'affiche donc en non-drop partout. Un timecode drop-frame porte un point-virgule avant le numéro d'image (00:01:00;02), un non-drop deux-points (00:01:00:00).

4. Utiliser les légendes de couleurs

  1. Activez Légendes de couleurs.
  2. Renseignez uniquement les libellés utiles.
  3. Lancez l’export HTML.

Les champs affichés correspondent aux couleurs réellement présentes dans la séquence active. Si vous changez de séquence, la liste est recalculée.

Exemples de libellés :

  • Vert : Validé client ;
  • Rouge : À corriger ;
  • Bleu : Question montage ;
  • Jaune : À vérifier.

5. Inclure les marqueurs de plan

  1. Activez Marqueurs de plan.
  2. Cliquez sur Actualiser si le compteur ne s’est pas encore mis à jour.
  3. Exportez le HTML ou lancez la correction IA.

Les marqueurs de plan complètent les marqueurs de séquence. Dans le HTML, les colonnes inutiles sont masquées si un seul type de marqueur est présent.

6. Corriger les textes avec l’IA

Notion importante

Aucun modèle d’IA n’est embarqué dans l’extension. Pour utiliser la correction, vous devez fournir vous-même l’un de ces services :

  • un serveur MLX local ;
  • un serveur Ollama local ;
  • une clé de provider externe, par exemple Gemini ou OpenRouter.

Le bouton de correction n’apparaît que lorsqu’un modèle utilisable est détecté.

Préparer l’IA locale

MLX :

  1. Installez MLX-LM si nécessaire :

    python3 -m pip install mlx-lm
    
  2. Lancez le serveur MLX compatible endpoint OpenAI :

    python3 -m mlx_lm.server --model mlx-community/Qwen2.5-7B-Instruct-4bit --port 8080
    
  3. Vérifiez qu’il répond sur http://127.0.0.1:8080.

  4. Rechargez le panneau ou relancez la détection.

Ollama :

  1. Installez Ollama depuis https://ollama.com/download si nécessaire.

  2. Installez un modèle texte compatible, par exemple :

    ollama pull qwen2.5
    
  3. Lancez Ollama.

  4. Vérifiez qu’un modèle compatible est installé :

    ollama list
    
  5. Si besoin, testez rapidement le modèle :

    ollama run qwen2.5 "Réponds OK uniquement."
    
  6. Vérifiez l’endpoint http://localhost:11434.

Préparer l’IA externe

Créez d’abord la clé, si vous n’en avez pas. Les deux providers la délivrent depuis une page de compte gratuite :

Ensuite, dans le panneau :

  1. Ouvrez Correction IA.
  2. Activez Ajouter une clé API externe ?.
  3. Choisissez le provider externe dans la liste.
  4. Collez sa clé API.
  5. Cliquez sur Enregistrer.
  6. Attendez la redétection des modèles.

Le bouton Enregistrer stocke la clé dans secureStorage UXP. Il ne modifie pas resources/ai/ai_config.json.

Le champ api_key de resources/ai/ai_config.json est un secours manuel. Il n’est utilisé par la détection et la correction IA que si vous activez Afficher les secours JSON manuels dans le panneau. Ce choix est mémorisé. Même désactivé, le JSON IA continue de définir les providers disponibles, modèles, endpoints, priorités, prompts et paramètres de génération ; seule la lecture des clés api_key est bloquée.

Une seule clé active est conservée par provider. Si vous collez une nouvelle clé pour le provider sélectionné, elle remplace l’entrée sécurisée précédente de ce provider. Le panneau ne crée pas de doublon et ne fait pas de rotation automatique entre plusieurs clés.

secureStorage est le coffre chiffré UXP propre à l’extension. Les clés y sont persistantes entre deux ouvertures du panneau, deux sessions Premiere et après redémarrage de la machine, tant que le profil utilisateur et l’extension ne sont pas réinitialisés. Vous pouvez y écrire/supprimer les clés depuis le panneau, mais l’interface ne les réaffiche pas. Un accès direct est possible uniquement depuis du code UXP du même plugin avec require("uxp").storage.secureStorage.

Après enregistrement, l’extension vérifie la clé en redétectant les modèles (pour OpenRouter, dont la liste de modèles est publique, par un appel qui exige la clé). Si le provider la refuse — 401/403, ou pour Gemini un 400 API_KEY_INVALID —, elle est invalide, expirée ou révoquée : collez une nouvelle clé ou supprimez l’entrée locale, puis vérifiez le tableau de bord Google AI Studio/OpenRouter. La vérification peut être annulée ; la clé reste enregistrée.

Si secureStorage est indisponible ou si vous voulez volontairement utiliser un secours local en clair, cochez Afficher les secours JSON manuels : le panneau affiche alors le chemin et les champs à modifier. Cette action n’écrit pas la clé dans le JSON à votre place.

Les providers externes sans clé active ne sont pas affichés dans la liste.

Pour remplacer une clé proprement :

  1. créez une nouvelle clé chez le provider ;
  2. collez-la dans le panneau ;
  3. cliquez sur Enregistrer ;
  4. vérifiez que les modèles réapparaissent ;
  5. révoquez l’ancienne clé chez Google AI Studio ou OpenRouter.

Le bouton Supprimer efface seulement la copie locale secureStorage. Il ne révoque pas la clé chez le provider.

La liste des modèles est filtrée automatiquement pour la correction de textes : les modèles d’image, audio, embedding/rerank, modération ou anciens modèles connus sont masqués. Les modèles restants sont regroupés par provider (MLX local, Ollama local, Gemini, OpenRouter) et le premier modèle recommandé est sélectionné automatiquement si votre ancien choix n’est plus disponible.

Langue des marqueurs

Indiquer la langue des marqueurs pour le prompt IA indique au modèle quelle langue source corriger. Cette option ne traduit pas le texte des marqueurs.

Lancer une correction

  1. Activez Correction IA.
  2. Choisissez un modèle disponible.
  3. Choisissez la langue à indiquer au prompt IA.
  4. Cliquez sur Correction IA.
  5. Lisez la confirmation.
  6. Validez.

La correction prépare des textes pour le rapport HTML. Elle n’écrit pas dans la timeline.

Ce qui interrompt une correction en cours

Une correction de cent marqueurs dure plusieurs minutes. Pendant ce temps, l’extension travaille sur un instantané des marqueurs pris au lancement. Si la séquence change sous elle, le résultat ne correspondrait plus à rien : la correction est alors annulée.

Sont annulantes :

  • la fermeture du projet ;
  • le chargement d’une autre séquence ;
  • la fermeture de la séquence en cours ;
  • l’ouverture d’un autre projet ;
  • une modification du contenu du projet.

Ne le sont pas :

  • le simple passage d’une fenêtre de Premiere à une autre ;
  • la prise de focus sur le panneau ou sur la timeline.

Vous pouvez donc revenir regarder votre montage pendant qu’une correction tourne, sans la perdre.

En cas d’annulation, aucun marqueur n’est modifié et le journal d’activité indique le motif.

Exporter avec corrections

Après une correction réussie :

  1. Laissez l’option IA active.
  2. Cliquez sur Export HTML.
  3. Confirmez.

Le rapport contient les textes corrigés et conserve les informations originales nécessaires à la relecture.

Appliquer les corrections aux marqueurs

Appliquer les corrections aux marqueurs est cochée à la première ouverture du panneau. Décochée, la correction se fait quand même et son texte corrigé apparaît dans le rapport HTML ; les marqueurs de la séquence gardent leur texte.

  1. Laissez Appliquer les corrections aux marqueurs cochée avant de lancer la correction ou avant de charger un JSON de corrections.

  2. Lancez la correction IA ou chargez les corrections.

  3. À la réception des corrections valides, une fenêtre de confirmation s'affiche. Elle indique combien de marqueurs vont changer et la répartition entre titres et commentaires.

  4. Une page par marqueur, dans l'ordre de la timeline. Les flèches ‹ et › parcourent les marqueurs modifiés ; le compteur indique la page courante et le nombre de pages. Un marqueur dont le titre et le commentaire ont été corrigés montre les deux sur la même page : c'est le marqueur entier que vous acceptez ou refusez.

    Chaque champ se lit sur quatre niveaux : le marqueur et son timecode, le champ concerné (titre ou commentaire), puis Avant et Après, chacun au-dessus de son texte. Le texte d'origine est en retrait et plus sobre, la correction ressort.

    Les fragments qui ont changé sont en gras, des deux côtés : rouge sur le texte d'origine, vert sur la correction. Ce sont les mots eux-mêmes qui sont marqués, pas la portion de phrase qui les sépare — une correction en cinq endroits donne cinq marques. Le gras porte l'information ; la couleur ne dit que de quel côté de la comparaison vous êtes.

    Ce qu'une correction a retiré est écrit sous l'en-tête : À relire : 1 mot retiré · 2 retours à la ligne retirés. Un en-tête d'un mot effacé, deux lignes réunies, la fin d'un long commentaire coupée ; le message de confirmation dit combien de marqueurs sont concernés. Un mot rattaché à son voisin, un trait d'union ajouté, un mot déplacé ou une ligne vide en moins ne comptent pas. Un mot répété par erreur et retiré, si : la ligne vous invite à vérifier, elle ne juge pas la correction.

    Les mots retirés apparaissent dans votre texte d'origine, en jaune-orange — la couleur de cette ligne — à l'endroit où ils étaient. Un mot retiré trop loin de la coupure des 2000 caractères est compté sans être montré.

    Les textes sont affichés en entier. Au-delà de 2000 caractères la revue coupe, autour de l'endroit qui a changé et jamais au début du texte ; la valeur se règle par review.max_text_length dans ai_config.json.

  5. Chaque page porte ses deux décisions.

    Aller à ce marqueur place la tête de lecture dessus dans Premiere, sans fermer la fenêtre ni changer votre décision. Il n'apparaît pas si votre version de Premiere n'expose pas cette commande — l'extension fonctionne sans.

    Rejeter cette correction laisse ce marqueur exactement tel qu'il est — son titre comme son commentaire, puisqu'un marqueur se refuse en entier — et devient Rétablir cette correction si vous changez d'avis. Rien n'est rejeté tant que vous ne le dites pas : par défaut, toutes les corrections sont appliquées. Un champ que le modèle a rempli avec son voisin ne vous est pas proposé. Il arrive qu'un modèle ne corrige pas un champ mais y recopie l'autre champ du marqueur — un titre sans signification remplacé par le contenu du commentaire. L'extension remet ce champ tel que vous l'aviez écrit, avant la revue, et le journal d'activité dit combien ont été remis ; <rapport>_ai_correction_log.txt porte la ligne Champs remis. Ces marqueurs méritent un coup d'œil : le modèle n'avait rien à en dire.

  6. Répondez Continuer pour écrire dans les marqueurs de la séquence, ou Annuler pour abandonner le plan sans rien modifier. Aucun export HTML n'est nécessaire.

    Le journal d'activité dit ensuite ce qui a été écrit et, si vous avez rejeté quelque chose, combien de corrections ont été laissées telles quelles.

    Le rejet ne disparaît pas avec la fenêtre. Le rapport HTML montre la ligne du marqueur avec son texte conservé et la correction refusée, marquée « Rejetée » ; <rapport>_ai_correction_log.txt en donne le compte. Rien n'est effacé : c'est ce qui permet de relire après coup ce que le modèle avait proposé.

  7. Vérifiez la timeline. Si nécessaire, utilisez immédiatement Édition > Annuler.

Utilisez ce workflow sur une copie testable du projet tant que vous n’avez pas validé le résultat sur votre séquence.

7. Importer des marqueurs

  1. Ouvrez la séquence cible.
  2. Cliquez sur Importer des marqueurs.
  3. Choisissez un fichier Avid, Resolve ou FCPXML.
  4. Lisez la confirmation :
    • format détecté ;
    • nombre de marqueurs ;
    • créations prévues ;
    • entrées ignorées ;
    • titres/commentaires/couleurs lisibles.
  5. Confirmez pour écrire dans Premiere.

Imports pris en charge :

  • EDL de marqueurs DaVinci Resolve ;
  • TXT/XML de marqueurs Avid ;
  • XML Final Cut Pro lorsque les données de marqueurs sont disponibles.

Les imports sont d’abord analysés, puis confrontés à la séquence active. Si tous les marqueurs candidats existent déjà au même timecode, rien n’est écrit et le journal d’activité en explique la raison.

Après import, vérifiez la timeline. Un import s’écrit en deux temps — les marqueurs, puis leurs couleurs, l’action de création de Premiere ne portant pas de couleur — donc l’annuler demande Édition > Annuler deux fois.

8. Exporter vers Final Cut Pro, Avid ou Resolve

  1. Choisissez un dossier de sortie.
  2. Vérifiez la séquence active.
  3. Cliquez sur le format cible.
  4. Attendez l’écriture.

Exports pris en charge :

  • XML Final Cut Pro ;
  • TXT/XML Avid ;
  • EDL DaVinci Resolve.

Le panneau affiche un résumé court. Les détails de fichiers écrits sont disponibles dans le log si vous l’avez activé.

Ce que chaque format garde de vos marqueurs

Aucun de ces formats ne porte tout ce qu’un marqueur Premiere contient. Le panneau écrit ce qu’il peut et le dit dans le journal à chaque export.

  • Les couleurs ne voyagent pas vers Final Cut Pro. Un marqueur FCPXML porte un nom, une note et un temps, pas de couleur : celle-ci est écrite dans un attribut propre au panneau, que Final Cut ignore — il affiche tous les marqueurs dans sa couleur standard. Le panneau, lui, la relit quand le fichier revient. Avid et Resolve, eux, portent la couleur.
  • Le texte est aplati selon le format. Final Cut n’accepte pas de saut de ligne dans un titre ; Avid n’en accepte ni dans le titre ni dans le commentaire ; une EDL remplace le | par ¦, car il sépare ses colonnes. Le journal nomme, après chaque export, ce qui a été modifié et ce qui ne l’a pas été.
  • Un titre vide reste vide. Aucun de ces fichiers ne reçoit de titre fabriqué : un marqueur sans titre revient sans titre.

9. Gérer les logs et rapports

Journal d’activité

Le journal visible doit rester court. Il affiche :

  • opérations lancées/terminées ;
  • succès importants ;
  • avertissements ;
  • erreurs.

Fichier log d’export

Activez Fichier log d’export si vous voulez conserver un log à côté du HTML. Choisissez dans Niveau du fichier log :

  • Avertissements et erreurs pour un log léger ;
  • Journal détaillé pour enquêter sur une régression.

Ce choix gouverne aussi le journal d'activité pendant une correction IA. Avec Avertissements et erreurs, le panneau raconte le run : lot envoyé, réponse reçue, attentes de quota, résultat. Avec Journal détaillé, chaque tentative s'y ajoute avec son code d'échec, son endpoint et sa durée — utile pour un rapport de support, bavard pour un usage courant.

Rapport de support

Dans la release stable, le journal d’activité reste visible mais le bloc Contrôles et rapports est masqué par défaut. Utilisez d’abord :

  1. le message d’erreur affiché dans le panneau ;
  2. le journal d’activité ;
  3. le fichier log d’export si l’erreur concerne un export.

Dans une configuration de support où les contrôles avancés sont explicitement réactivés :

  1. ouvrez Contrôles et rapports ;
  2. lancez les vérifications nécessaires ;
  3. cliquez sur Enregistrer le rapport ;
  4. joignez le rapport à votre retour.

Le rapport est conçu pour ne pas exposer les textes de marqueurs, chemins natifs, identifiants privés ou clés API.

Les commandes de ce bloc, une fois ouvert :

  • Copier dans le presse-papiers copie le journal d’activité tel qu’il est affiché, et Effacer le vide — ni l’un ni l’autre ne touche aux fichiers log ;
  • Niveau de journal règle ce que le journal visible affiche, jusqu’à Journal détaillé qui montre aussi le canal de debug. À ne pas confondre avec Niveau du fichier log, qui règle le fichier écrit à côté du rapport et, avec lui, les lignes Debug IA du journal d’activité ;
  • Inclure les logs au rapport ajoute le journal au rapport enregistré ;
  • Vérifier l’état métier relance les contrôles en lecture seule ;
  • Langue de test change la langue de l’interface sans toucher à Premiere.

Validation transactionnelle avancée

L’outil Validation transactionnelle est réservé au diagnostic support. Il est masqué en stable et ne doit pas être utilisé comme méthode normale de modification des marqueurs.

Les écritures utilisateur réelles passent par :

  • l’import direct de marqueurs avec confirmation ;
  • l’application des corrections IA aux marqueurs avec confirmation.

Lors d’un import FCPXML, Avid ou Resolve, un marqueur importé dont l’image de départ correspond déjà à un marqueur de la séquence est ignoré. L’import ne met pas à jour automatiquement le titre, le commentaire ou la couleur d’un marqueur existant ; cette règle évite les doublons et les réécritures inattendues.

Import FCPXML : un marqueur dont l’attribut completed="1" est présent, ou une balise <chapter-marker>, est systématiquement recoloré en vert à l’import — quelle que soit sa couleur d’origine dans Final Cut Pro. C’est un choix délibéré (ces deux notions n’ont pas d’équivalent direct côté Premiere), à garder en tête si vous importez un projet FCPX contenant des marqueurs « terminés » ou des chapitres dans une autre couleur.

Après une écriture confirmée, vérifiez immédiatement la timeline et utilisez Édition > Annuler dans Premiere si vous devez restaurer l’état précédent.

10. Dépannage

Le panneau n’affiche aucune séquence

  1. Ouvrez un projet Premiere.
  2. Ouvrez une séquence dans la timeline.
  3. Cliquez sur Actualiser.
  4. Si le problème persiste, consultez le journal d’activité.

Le dossier de sortie est refusé

UXP exige une autorisation explicite du dossier. Cliquez de nouveau sur Choisir ou changer et sélectionnez le dossier depuis le sélecteur système.

Aucun modèle IA n’est listé

Vérifiez que MLX ou Ollama tourne, ou qu’une clé externe valide est enregistrée, puis relancez la détection. Si le provider n’apparaît toujours pas, ouvrez l’aide et relisez la section de configuration IA.

Un provider peut aussi être injoignable pour une raison extérieure à l’extension : un bloqueur réseau ou un pare-feu d’entreprise. Le journal distingue ce cas (ai_network_unreachable) d’une clé manquante (ai_provider_missing_secret) ou refusée.

L’export HTML échoue

Vérifiez les droits du dossier choisi, l’espace disque disponible, et qu’aucun fichier de même nom n’est verrouillé par une autre application. Activez le fichier log d’export et réessayez.

11. Modifier la configuration IA

Fichier principal :

resources/ai/ai_config.json

Prompts :

resources/ai/prompt_system_short_EN.txt
resources/ai/prompt_user_template_EN.txt
resources/ai/prompt_system_short_FR.txt
resources/ai/prompt_user_template_FR.txt
resources/ai/prompt_system_short_DE.txt
resources/ai/prompt_user_template_DE.txt
resources/ai/prompt_system_short_IT.txt
resources/ai/prompt_user_template_IT.txt
resources/ai/prompt_system_short_ES.txt
resources/ai/prompt_user_template_ES.txt
resources/ai/prompt_system_short_PT.txt
resources/ai/prompt_user_template_PT.txt

Les prompts distribués existent en variantes _EN, _FR, _DE, _IT, _ES et _PT. L’extension sélectionne la variante liée à la langue des marqueurs choisie pour le prompt IA, puis la langue d’interface, puis _EN si aucun fichier localisé n’existe.

Recommandations :

  • gardez une copie du fichier avant modification ;
  • ne changez pas le format de réponse demandé au modèle : une ligne numérotée par marqueur, N: titre {SEP} commentaire, avec {NL} pour les sauts de ligne ;
  • évitez les prompts trop longs pour les petits modèles locaux ;
  • ne commitez pas de clé API dans une version partagée.

Clés API externes en UXP

Pour une release UXP, utilisez le panneau :

  1. ouvrez Correction IA ;
  2. activez Ajouter une clé API externe ? ;
  3. choisissez le provider ;
  4. collez la clé ;
  5. cliquez sur Enregistrer.

La clé est stockée dans secureStorage pour ce plugin et ce profil utilisateur. Elle persiste entre les rechargements du panneau, les sessions Premiere et les redémarrages, sauf réinitialisation du profil ou du stockage de l’extension.

Le fichier resources/ai/ai_config.json reste toujours la source de configuration pour les providers, modèles, endpoints, priorités, prompts, timeouts et tailles de lots. En revanche, son champ api_key est ignoré tant que l’option Afficher les secours JSON manuels n’est pas activée.

Sur certains hôtes UXP/macOS, le champ de saisie peut afficher la clé pendant la frappe ou lorsqu’il possède le focus, puis redevenir masqué à la sortie. Le panneau ne réaffiche pas une clé déjà enregistrée. Vérifiez toujours que personne ne voit ou n’enregistre l’écran pendant la saisie.

Le manifest garde volontairement network.domains: "all" pour éviter qu’UXP bloque MLX/Ollama locaux, Gemini ou OpenRouter avant la logique applicative. Le runtime borne ensuite les providers aux familles distribuées : MLX/Ollama sur la boucle locale (localhost, 127.0.0.1) ou une adresse de réseau privé (10.x, 172.16–31.x, 192.168.x), sur n’importe quel port ; Gemini et OpenRouter sur leur seul domaine. Une valeur refusée — un nom de domaine public, ou un nom comme studio.local — est remplacée par l’endpoint par défaut du provider : indiquez l’adresse IP de la machine.

Taille de lot et budget de tokens

Deux réglages d'ai_config.json décident du nombre de marqueurs par requête.

batch_size, par provider, est un simple compte de marqueurs. C'est le mécanisme par défaut et il n'a pas besoin d'être ajusté en usage courant.

max_tokens_per_batch est désactivé par défaut (0). Avec Ollama, la fenêtre num_ctx sert alors de budget (neuf dixièmes de sa valeur) : au-delà, Ollama couperait le début du prompt, consignes comprises. Utilisez la clé quand la fenêtre de contexte de votre modèle local est la vraie contrainte et que vous voulez fixer le budget vous-même ; une valeur posée l'emporte toujours. C'est un budget pour l'échange entier, dont sortent trois coûts :

CoûtOrdre de grandeur
Surcoût fixe — prompt système, template, instruction de langue~1 100 tokens, réenvoyés à chaque lot
Texte des marqueursvariable
Réponse du modèleà peu près autant que le texte envoyé

Calez la valeur sur la fenêtre du modèle que vous avez chargé, pas sur le provider : un 7B quantifié 4-bit et un 14B n'ont pas la même. Gardez une marge. Pour une fenêtre de 8 192 tokens, 7000 est un point de départ raisonnable.

Si vous la placez sous le surcoût fixe, aucune requête ne peut tenir. Le panneau le signale dans le journal de diagnostic (token_budget_unusable) et retombe sur le découpage par compte, plutôt que de produire des lots d'un marqueur qui donneraient l'illusion d'un budget respecté.

chars_per_token convertit caractères en tokens. Le ai_config.json livré indique 3,5, le ratio mesuré sur du français avec MLX et Qwen2.5, qui est aussi la valeur appliquée quand la clé est absente ; une langue à morphologie riche en consomme davantage.

Vous n'avez plus à le deviner. Chaque fournisseur compte les jetons de ses réponses, et le journal IA affiche depuis la 1.3.5 la valeur configurée à côté de la valeur mesurée, plus le débit de génération qui explique la durée du run :

Tokens envoyés               : 48210
Tokens générés               : 31940
Caractères par token         : 3.5 (configuré) / 3.5 (mesuré)
Ratio adaptatif              : non — découpage sur 3.5
Débit de génération          : 69.4 tokens/s

Quand la valeur mesurée change au cours d'une session, le journal d'activité le dit sur le moment, avec les deux nombres — et selon le réglage, soit que le prochain run sera découpé dessus, soit que rien ne change et comment l'autoriser. Il ne le répète pas quand un run remesure le même ratio, ce qui est le cas courant à température 0.

adaptive_chars_per_token (défaut false) décide si la mesure a le droit d'agir sur le découpage du run suivant. Elle reste fermée par défaut : à température 0 deux runs d'une même séquence rendent des réponses identiques, et un ratio qui redécoupe dans votre dos supprimerait la seule façon de comparer un avant et un après. Ouvrez-la quand la valeur mesurée s'écarte durablement de la valeur configurée sur vos séquences.

Ce qui se passe quand le modèle répond mal

Les petits modèles locaux ne respectent pas toujours le format. Le panneau en absorbe l'essentiel : balise de raisonnement, préambule, décoration Markdown, séparateur omis ou marqueurs fusionnés sur une même ligne sont récupérés sans réessai.

Deux choses sont refusées plutôt que devinées : un titre qui apparaît sur un marqueur que vous aviez laissé sans titre, et un champ qui revient vide ou démesurément plus long que sa source. Le lot est alors redécoupé et renvoyé — écrire une correction fausse dans votre montage serait pire qu'un run plus lent.

À température 0, la valeur par défaut, une erreur de format n'est jamais réessayée sur le même lot : la réponse serait identique au caractère près, donc le panneau redécoupe directement au lieu de dépenser des appels.

12. Procédure de vérification release locale

Depuis la racine du projet com.markersexport.panel.uxp/ :

npm run check:release
npm test

Puis charger prototype/manifest.json dans UXP Developer Tool.

L’outil Adobe empaquette prototype/ tel quel : il n’y a ni dossier de staging, ni étape de build. Tout ce qui se trouve dans ce dossier part dans le .ccx, et c’est pourquoi npm test vient en dernier, juste avant l’empaquetage : c’est le seul contrôle qui refuse un fichier système, un artefact de build ou une clé d’API dans prototype/, et tout ce qui apparaît dans ce dossier après son passage sort sans être vu. Le harness, les rapports et les métadonnées npm vivent hors de ce dossier pour la même raison.

Dans Premiere :

  1. charger le panneau ;
  2. ouvrir une séquence avec plusieurs couleurs de marqueurs ;
  3. vérifier le rafraîchissement au changement de séquence ;
  4. exporter HTML sans vignettes ;
  5. exporter HTML avec vignettes ;
  6. tester un import Avid, Resolve ou FCPXML sur copie du projet ;
  7. tester une correction IA avec le provider disponible ;
  8. enregistrer un rapport de support uniquement si un point doit être analysé.
  9. laisser les contrôles avancés masqués pour la validation release publique.

13. Bonnes pratiques

  • Travaillez sur une copie pour les imports et écritures de corrections.
  • Utilisez Édition > Annuler dans Premiere juste après une réintégration — deux fois après un import — si le résultat n’est pas celui attendu.
  • Choisissez un dossier local simple pour les exports volumineux.
  • Gardez le HTML et le dossier de vignettes ensemble.
  • Vérifiez le framerate affiché avant les échanges tiers.
  • Fermez les autres opérations Premiere lourdes pendant l’export de vignettes.
  • Activez les logs détaillés seulement le temps d’enquêter.

Aller plus loin

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